Bonne année à tous ! Et Bon anniversaire et meilleurs voeux également à toutes les initiatives, souhaitant marquer l’événement de cette Nième année de l’endettement de la France…
Le 3 janvier 1973, la loi POMPIDOU-GISCARD-MESSMER (loi 73-7 sur la Banque de France) que certain appelle également la Loi Rothschild en clin d’oeil au fait que Pompidou ait été ancien Directeur Général de la Banque Rothschild, a retiré à la France son pouvoir régalien de battre monnaie. L’article 25 stipule que "le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France", ce qui en clair interdit en effet au Trésor Public d’emprunter directement à la Banque de France à un taux d’intérêt faible ou nul.
LOI 73-7 du 3 janvier 1973 – article 25
Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France
Mais, qu’en est-il du pouvoir de création monétaire : est-il ainsi simplement supprimé ou bien transféré indirectement à d’autres, en l’occurrence à ceux qui peuvent se prévaloir d’une monnaie de référence (comme l’a été jusqu’à aujourd’hui le dollar et demain probablement une monnaie numérique internationale) – même si celle-ci est créée à partir de rien ? D’où une perte mécanique de la souveraineté…
Quand on met en parallèle cette citation attribuée à Mayer Amshel Rothschild : "Donnez-moi le pouvoir de créer la monnaie et je me moque de qui fait les lois !" , on comprend que les conséquences de cette loi sont fondamentales.
Près de 40 ans plus tard, et plus de 40 Milliards € de remboursement annuel des intérêts de la dette (*) et en réalité des intérêts sur les intérêts (sans compter que pour les rembourser "il faut se serrer la ceinture" – comme ils disent – et qu’il faut bien sûr ré-emprunter – et ainsi de suite) on comprend que cette usure est un jeu de dupe où nous jouons le rôle du dindon…
Ce 3 janvier nous pourrons donc nous recueillir sur le jour funeste de la perte de la souveraineté de la France. Un déclin qui l’amènera irrémédiablement à atteindre le fond de l’abysse dans les mois ou les années qui viennent. A l’instar d’ailleurs, des autres passagers du paquebot Europe, tous ayant fini un à un, par prendre cette embarcation malheureuse, succombant bon gré mal gré aux voix des agents de l’empire. Mais c’était sans compter sur l’impassibilité sournoise et froide des assassins de la finance, tel des icebergs qui n’ont eu qu’à attendre que le trop fier (ou trop dupe) soit-disant-insubmersible finisse de se rapprocher de son destin…
Mais existe-t-il aujourd’hui quelque érudit de la politique qui soit capable d’estimer combien de trous de la sécu, combien de financement des retraites, combien de budgets (éducation, emploi, solidarités, agriculture, recherche, etc ..) ou autres initiatives locales ou nationales pourrait-on financer avec 44 milliards € (* service de la dette 2009) ? Ou voire même avec les 1 020 Milliards $ pour 15 pays (dont les USA, des états de l’UE et le Japon) en 2010 ?
Alors, pourquoi et pour qui au juste, doit-on se "serrer la ceinture" ?
Ne devrions nous pas y songer sérieusement ? … car se pourrait-il au contraire, qu’il faille nous défaire la ceinture ? (l’Islande dit non merci à la dette et y gagne !)
Ne serait-ce peut-être, pour qu’elle puisse y retrouver un peu, l’intérêt oublié d’un fouet pédagogique destiné à raviver le postérieur de quelques haut-traitres zélés qui ne sont pas avares eux, quand il s’agit de rosser le citoyen pendant la traite, "comme un bon père de famille" ajouteront-ils ?
"Les français sont des veaux" disaient De Gaulle.. certes, mais maintenant : ce sont "des vaches à lait" ! Et bientôt, si rien n’est fait, ce seront probablement des "steaks hachés" !
Alors à chacun, où qu’il soit, d’entreprendre à sa manière de se défaire de cet enclos, barbelé d’un fascisme de plus en plus urticant…
Le slogan du 60e anniversaire de la Résistance en 2010 était "Créer c’est résister. Résister c’est créer !" . Nul doute qu’en la matière, on ne puisse pas se permettre de faire l’économie d’une bonne dose de créativité…
Alors rendez-vous sur cette page, pour en savoir plus sur les rouages de la finance (vulgarisés)
L’inflation après la loi du 3 janvier 1973, les chiffres :
(* service de la dette en 2009 : 44,3 milliards d’euros, soit 11,6 % du budget de l’État )
source : http://weboose.wordpress.com/2011/01/01/anniversaire-de-la-loi-du-3-janvier-1973/
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